jeudi 10 mars 2016

Rencontre avec Stéphane Michaka

Rencontre avec Stéphane Michaka

Organisé par Babelio et les éditions PKJ, un petit groupe de lecteurs et blogueurs ont pu rencontrer Stéphane Michaka le 25 février, afin de parler de son nouveau livre Cité 19 Volume 1: Ville Noire. La rencontre a eu lien au sein des locaux de Babelio, situé vers République à Paris. J'ai eu la chance d'être sélectionné à cette rencontre et de recevoir ce livre.

Je voulais aujourd'hui vous transmettre cette rencontre à l'écrit pour vous la faire partager. Je sais que certaines personnes ont adoré Cité 19, et je pense que nombreux d'entre vous aurait voulu être présent. J'ai donc essayer de noter consciencieusement cette rencontre. Cependant, mes notes ne sont pas parfaite, je vais donc moduler au mieux les propos de l'auteur, tout en conservant le sens, pour que se soit compréhensible.

Toutes les personnes présentent à cette rencontre avait lu le livre, il est possible que la réponse de l'auteur comprenne des éléments importants du livre. Je vous recommande fortement de lire le compte-rendu de cette rencontre uniquement si vous avez lu ce livre. 

On nous avait donner rendez-vous à 18H, et nous avons été accueillis par des membres de l'équipe de Babelio. Des chaises avait été placées avec plusieurs rangées et il n'y avait plus qu'à se trouver une place. Très vite, Stephane Michaka est arrivé et la rencontre à commencer. 

© Steve Wells Photography

Stéphane Michaka est un auteur vraiment très gentil. Il est resté debout toute la rencontre avec l'interlocuteur qui posait les questions pour permettre à tout le monde de le voir. Il avait pourtant la possibilité de s’asseoir sur les petits fauteuils situés juste derrière lui. J'ai trouvé l'attention vraiment adorable. J'ai rencontré un auteur passionné du 19ème siècle, qui avait envie de transmettre sa passion. Mais c'est aussi un auteur très investie dans son travail. Et même si je n'avais pas entièrement adoré son livre, cette échange m'a fait voir son livre d'une autre manière. Et m'aura presque fait changer d'avis sur les petits détails qui m'embêtait initialement.

Je vois laisse découvrir cette rencontre sous forme de questions réponses. Et j'espère qu'il transmettra un peu la passion de monsieur Michaka, comme il nous l'a transmis au cours de cette soirée. 

Retranscription de la rencontre:


 Une chronique d'un membre dit que Cité 19 est le parfait mélange d'histoire, de science-fiction, et littérature jeunesse. Ce mélange de genre était-il conscient de votre part? 

L'idée principale du livre était avant tout le voyage dans le temps. Le mélange des genres, c'est fait s'en que je m'en rende compte. Il s'est fait spontannément. C'est le mélange de mes goûts. Je pense que c'est ma façon de rendre ma fiction immersif.

Cité 19 est avant tout un roman de d'aventures et un roman de l'imaginaire. La science fiction est venue après. J'ai vraiment voulu faire de Cité 19, un roman de science-fiction tout public, très light. C'est un livre accessible pour également pour les jeunes, même au niveau du style d'écriture. J'avais écrit un roman il y a très longtemps à la Zola, car je suis vraiment passionné par cet époque. 

Qu'est ce qui vous à fait changer du coup, pourquoi ne pas avoir écrit un roman à la "Zola"? 

Au moment de l'écriture, je passais beaucoup dans les collèges. J'ai fait lire "Double assassinat dans la rue Morgue" de Charles Baudelaire aux élèves, j'ai été étonné par les difficultés de lectures de certains d'en eux, des difficultés liées aux vocabulaires du 19ème siècle. Le style d'écriture du 19ème siècle impose un obstacle pour le lecteur et j'ai eu envie de faire de Cité 19 une passerelle vers le 19ème siècle, accessible pour tout le monde. Cela a donc fait évoluer mon travail d'écriture. 



Avez-vous déjà penser à envoyer Faustine à une autre époque que le 19ème siècle? 

Non, je n'ai jamais voulu envoyer Faustine dans une autre époque. Les auteurs de roman policier sont né sous le second empire avec Emile Zola. Il y a donc une dimension sociale que j'avais très envie de développer dans cet époque.

La commune de Paris est très peu mentionné à la fin et dans nos cours d'histoires, pourtant elle est ancré dans l'histoire et marque la fin du second empire.
En 1870, le régime Napoléonien prend fin. Les communes de Paris sont une période historique où le peuple de travailleurs de Paris se révolte. Je l'ai totalement découvert en écrivant ce livre. 

Avez-vous été confronté à un soucis de précision pour représenter l'époque? 



Versaillais année de la préhension et la commune de Paris sont des références historiques sur lequel je me suis documenté. Pourtant Cité 19 n'est pas un manuel d'histoire, c'est un récit d'aventures. C'est un livre lu par les adolescents et pourtant il a un réel ancrage historique. Il fait transmet certaines notions qui était difficiles à l'époque, comme la liberté et l'égalité; des notions que l'on n'avait pas à l'époque. Cela permet de nous rendre compte des nombreuses difficultés auquel l'homme a fait fasse pour les acquérir. 

Ce que j'ai vraiment essayer de faire avec Cité 19, c'est que le lecteur accompagne Faustine dans son aventure. Je ne veux pas être explicatif. Je veux emmener les enfants au 19ème siècle sans qu'il est l'impression d'apprendre. Je veux vraiment qu'il le vive. 

 Pourquoi avoir choisi un personnage féminin qui se transforme en personnage masculin? 

Dans le feuilleton radio, le personnage principal se déguise mais ne change pas de sexe, c'est uniquement dans le roman que je l'ai intégré. 

*Était-il facile de se glisser dans la peau d'une jeune femme au 19ème siècle? 

Quand on est romancier, on se glisse forcément dans la peau du personnage. Peut-être est-ce d'ailleurs pour cela que je l'ai transformé en personnage masculin?


 Est-ce que vous avez déjà la fin en tête lorsque vous avez écrit le premier tome? 

Non, je n'avais pas la fin en tête. D'ailleurs le format feuilleton n'en a pas encore.
Initialement, le roman était un livre qui devait être sous le schéma d'un roman feuilleton. C'était un tome unique! Des chapitres du tome 2 ont été ajoutés pour étoffer l'intrigue principal, faire des sous-intrigues. Je peux vous dire que dans le tome 2 beaucoup de choses bascules. J'ai eu vraiment envie d'emmener le lecteur un peu plus loin avec la réécriture. 

 Est ce que le personnage d'Eschoir est un personnage crée pour remplacer son père au 19ème siècle? 

Non, c'est plus un mentor pour Faustine. 

Beaucoup de choses qui se passe dans Cité 19 ne sont pas expliqués. J'ai voulu faire un livre qui sort de l'ordinaire. Par exemple, Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo était un livre où l'auteur avait passé volontairement des informations sous silence. L'éditeur avait l'impression qu'il manquait un feuillet alors que ce n'était pas le cas. J'ai vraiment écrit Cité 19 avec ce principe, je masque certaines choses, je n'en dévoile pas trop. 


Pourquoi avoir abordé la thématique spécifique du rêve? 

Michel Jouvet dit que "Le cerveau crée des réseaux de neurones quand on dort". Le rêve permet donc d'amorcer les choses que l'on vit, une sorte de consolation. Cette idée-là n'est pas abordé dans le tome 1. Toutes les révélations sont faites dans le tome 2. Pour moi, le rêve est un écho très fort au 19ème siècle. 

L'histoire se termine dans le second tome, mais pourrait-on par la suite revoir Faustine? 

Au vue de la fin, oui on pourrait. Mais pas dans le 19ème siècle. J'ai besoin de me détacher de cette période. 

Nota Bene: (A ne pas lire si vous n'avez pas lu le tome 1)
Cité 19 est un travail de trois ans d'écriture et de documentations. Il évoque en partie la réalité virtuelle. 
Rabelais disait: "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".  A l'époque, Rabelais dénonçais déjà l'avancée technologique d'une certaine façon. 
Le 19ème siècle que Stephane Michaka nous présente est aussi une illusion perpétuelle. Dès son arrivée dans cette époque, Faustine est plongée dans un panorama. On fait tout pour immerger les gens dans une réalité virtuelle. L'idée d'être encerclé et immergé par les images est réelle. C'est le cas dans le premier chapitre du tome 2 d'ailleurs. L'usine a rêve peut-être une façon de décrire Hollywood. C'est encore une illusion d'optique. 
Finalement, Cité 19 est une façon très souterraine de parler des dangers des images. 



Après cette discussion autour du livre, tous les lecteurs ont pu faire dédicacer leur ouvrage par Stéphane Michaka. Pour nous faire patienter, l'équipe de Babelio avait prévu des petits-rafraîchissements et des petits-fours. J'ai trouvé l'attention très sympathique. Au final, j'ai pu avoir ma dédicace et échanger quelques mots avec l'auteur.

J'ai également pu rencontrer quelques blogueuses sympathiques dans la queue pour la dédicace: La pie coquette, Lili's Wonderland et Les livres de Mila. On a eu une petite discussion autour de nos blogs et des livres. De quoi faire passer l'attente.

En Bref, 

Cette rencontre a vraiment été super sympa et je remercie toute l'équipe de Babelio pour cette organisation. J'ai pu rencontrer un auteur vraiment sympathique et passionnée. Ce fut une très jolie soirée.




8 commentaires:

  1. Très sympa comme interview ! Merci de la partager ! Je ne connais pas beaucoup l'auteur et son livre mais ça donne encore plus envie !

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  2. Très jolie interview! J'avoue que jusque là j'étais réticente à l'idée de me lancer dans cette duologie, mais, toi et l'auteur avait peut être changé la donne!

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  3. Une très jolie interview. Même si je ne lirais très certainement jamais ce livre, c'est sympa d'en apprendre plus sur son auteur.

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  4. Merci de partager cette rencontre avec nous Bea, ta retranscription était bien complète et comme j'ai lu le premier tome j'ai trouvé très intéressant de lire ton compte rendu. Bon je me tâte encore à acheter le tome 2 hein je suis pas très sure d'avoir envie de le lire et j'attends ton avis

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  5. Sympa la rencontre! Et tu as fait un super compte-rendu!

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  6. C'est super intéressant !! Merci pour cet article :)

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  7. Génial le compte-rendu de cette rencontre!

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  8. Très sympa cette interview, c'est toujours un plaisir de rencontrer les auteurs :)

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