vendredi 6 janvier 2017

Eros Automaton

Eros Automaton 

de 
Clémence Godefroy



  • Informations: 


Auteur: Clémence Godefroy
Éditeur: Editions du Chat noir
Genre: Steampunk
Format: One-Shot
Nombre de pages: 282 pages

  • Résumé: 


Quand le Palais des Expositions de Parisore accueille le Salon Galien d'Automatie, c'est toute la capitale qui vit à l'heure des automates quitte à chambouler quelques destins au passage. 
Un attentat en plein concours de modélisation met l'inspecteur Balthazar Bouquet sur la piste d'une mystérieuse organisation pro-humaine alors même que sa sœur Adélaïde devient une célébrité dans le monde de l'automatie. Quand à Agathe Lepique, couturière timide et amie de toujours des Bouquet, elle voit sa vie transformée lorsqu'elle est embauchée dans l'atelier d'Edgar Weyland, un ingénieur de génie aussi énigmatique que séduisant. Son projet:  créer la femme parfaite pour jouer le premier rôle dans un opéra romantique...
Des salles de bal étincelantes aux bas-fonds de la ville, Balthazar et Agathe vont découvrir à leurs dépens que l'amour, la vengeance et la haine ne sont pas réservés qu'aux êtres de chair et de sang. 
Résumé éditeur

  • Mon avis: 

Eros Automaton est un one-shot écrit par Clémence Godefroy et publié chez Les éditions du Chat noir. Ce livre avait à mes yeux tous les atouts pour que cette lecture soit un coup de cœur: 19ème siècle, éléments steampunk et un soupçon de romance, le tout accompagné d'une petite intrigue policière. Cependant, malgré toutes les promesses de ce livre, et une montée en puissance évidente, mon avis sur ce livre aura redescendu comme un soufflé.

Dans ce roman, nous sommes à Parisore (un Paris fictif du 19ème siècle) en pleine exposition universelle. Agathe Lepique accompagne son amie Adélaïde à un concours de modélisme d'automate auquel elle participe, lorsqu'un attentat a lieu. Balthazar Bouquet, le frère d'Adélaïde est chargé de découvrir qui en veut au monde de l'automatie, et qui a orchestré cet événement lugubre. Parallèlement à cela, suite à sa participation au concours, Adélaïde (et Agathe par association) se voir propulser dans le cercle très fermé des inventeurs d'automates. Agathe fera alors une rencontre qui changera sa vie de tout au tout.

Eros Automaton m'a embarqué dans un univers steampunk comme je les aime tant. Les automates sont présents parmi les humais, et s’intègrent à la société en prenant de plus en plus de places (serviteurs, gouvernants ou encore chanteurs d'opéra...) C'est un univers où la mécanique, les rouages et la technologie est plus avancée qu'ils ne l'auraient dû. Ce monde vient directement en opposition avec les mœurs et les coutumes rétrogrades de la société du 19ème siècle.
Au sein d'Eros Automaton, Clémence Godefroy aborde comme dans beaucoup de grand classique de science-fiction (et de romans steampunk par association) la grande question du "Et si la machine remplaçait l'homme?". Une question souvent soulevée dans ce genre et qui est très bien traité sous la plume de l'auteur.
Comme à mon habitude avec les romans de ce genre littéraire, je me suis régalée avec l'univers proposé par Clémence Godefroy qui ne dénote aucunes erreurs. 

Mais l'univers n'est pas la seule chose intéressante de ce roman. Eros automaton nous propose une double intrigue qui tiendra en alerte le lecteur tout au long de sa lecture et mettra à mal ses émotions. La première est bien évidemment l'enquête policière et tout ce qui est relatif au complot qui vise le monde de l'automatie. Et c'est Balthazar, le frère d'Adélaïde et le policier qui va essayer de démêler ce paquet de nœuds. Complots politiques, scandales, et bien d'autres choses encore, l'auteur utilise plusieurs ficelles pour amener son lecteur à la conclusion finale qui pourrait en surprendre plus d'un. La seconde intrigue est plus centrée sur Agathe. Au cours d'une soirée dans le cercle des inventeurs, elle va faire la connaissance d'Edgar Weyland, un ingénieur de génie qui va l'engager en tant que couturière pour réaliser une partie du costume d'un automate, qu'il est en train de fabriquer. Cette intrigue secondaire prend donc le chemin de la romance où on y découvre un personnage très énigmatique. Elle m'a également plu et à titiller à de nombreuses reprises ma curiosité. Edgar Weyland est un personnage très difficile à cerner que se soit pour l’héroïne ou pour le lecteur. On se demande un peu à quelle sauce on va être mangé. J'apprécie quand un auteur arrive à autant attiser la curiosité sur un personnage ou une relation qui commence à se développer. 

Une des nombreuses forces de ce roman est le traitement des personnages et de leurs caractères. Agathe est une héroïnes que j'ai d'emblée adoré. Franche, travailleuse, la jeune femme est surtout bloquée dans une position sociale dont elle ne peux pas sortir à cause de ses parents et de l'impact de sa religion dans sa vie. Agathe incarne le schéma de la jeune femme qui cherche à s'émanciper dans une société qui ne lui permet pas. Et rien que cela, j'ai beaucoup aimé. Les personnages secondaires m'ont également beaucoup plu. Adélaïde est spontanée et à grandit au sein d'une famille ouverte, en avance sur son temps. Balthazar incarne le héros droit et réfléchit. J'ai bien sur eu beaucoup de sympathie pour eux deux.

J'ai apprécié la relation amoureuse que va développer Adélaïde. Finalement la romance s'intègre par petit touche dans ce roman, même s'elle n'en ai pas l'unique trame principale. Que ce soit au travers les personnages, ou encore dans les lectures que lit Agathe, elle est belle et bien présente. (L'auteur cite du Julia Quinn est rien que pour cela, j'ai eu un petit sourire sur le visage. Je sais, il me suffit de peu de choses). Cette seconde romance apporte un touche de légèreté au roman, touche que j'ai beaucoup apprécié.

En lisant cette chronique, vous vous direz "Non mais attends, pourquoi tu n'as pas eu de coup de cœur avec tout ce que tu nous dis dans ton article?" Chers lecteurs, j'en suis la première étonnée car de tout mon cœur, j'avais envie d'adorer cette lecture. Et j'ai bien cru que se serait le cas jusqu'au trois-quart du livre. Et puis la fin est arrivée. Dans les cinquante dernières pages, Clémence Godefroy nous fait révélations sur révélations. Elle conclue son intrigue policière, et même si l'ensemble se tient bien et est cohérent, le tout est fait de manière trop précipité pour que je puisse réellement l'apprécier. J'ai du relire deux fois ce passage, en me disant "Attends, attends, mais qu'est ce qui s'est passé du coup?". Il me manquait une vingtaine de pages pour approfondir cette révélation.

Mais si la fin était juste trop rapide, ma lecture serait resté excellente. Sauf que, le soucis majeur arrive avec la seconde révélation. Sans trop vous en parlez, elle ne m'a pas paru entièrement crédible. Non pas que l'idée était mauvaise, elle était même très originale. Mais ce qui m'a dérangé, c'est le choix final de l’héroïne, qui m'a paru en opposition totale avec les valeurs qu'elle prônait tout au long du livre... Et d'une certaine façon, cela a terni l'ensemble de ma lecture. Car j'ai fini par une note en demi-teinte. 

Cependant, Clémence Godefroy a vraiment une plume agréable et malgré le petit bémol de la fin, j'ai apprécié l'univers et les idées mis en place. 

En Bref, 


Eros Automaton signe un roman steampunk bourré d'idées, à l'univers ô combien intéressant. Il propose une double intrigue agréable avec des personnages bien traités. J'ai passé un bon moment en leurs compagnies. Mais sa fin m'aura légèrement fait revaloriser mon avis sur l'ensemble de ma lecture. Malgré cela, Eros Automaton reste une lecture que j'ai apprécié et que je ne regrette pas d'avoir découverte. 

13/20
Une lecture sympathique


Lu en lecture commune avec Elyza
Retrouvez sa chronique

12 commentaires:

  1. Je déteste quand ça me fait ça, soit quand je découvre un bouquin super intéressant mais que la fin vient tout gâcher. Malgré tout, j'ai presque envie de prendre le risque de le lire car la plus grosse partie de ta critique donne franchement envie de s'y plonger !

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    1. @ Cellardoor: Oui, c'est vraiment frustrant quand un livre se terminer sur cette note! Franchement, je ne peux que te conseiller de découvrir ce roman car selon ta vision sur la fin, et tu peux véritablement faire une véritable découverte! Je te le recommande quand même. Mais je ne suis pas totalement convaincu et cela aura été mentir que de ne pas l'admettre dans ma chronique!

      Merci pour ton commentaire Cellardoor! :) A bientôt.

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  2. =O je ne m'attendais pas à une note si basse ! J'avais l'impression que tu l'avais plus apprécié qu'Eliza ! Mais visiblement le choix de l'héroine vous a déplu à toute les deux! Bon, il est dans ma PAL... Je crois que je vais essayer de vite l'en sortir avant de ne plus avoir envie de le lire.

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    1. @ Bénédicte: Franchement, je lui aurais mis 15, si les 5 dernières pages de la fin aurait été différente mais la, je ne pouvais pas mettre plus pour moi! Tu peux peut-être adorer cette lecture, cela dépends de comment tu vois la fin!

      Merci pour ton commentaire Bénédicte. Bisous.

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  3. Sympa pour l'univers steampunk meme s'il manque un peu d'autre chose

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    1. @ Melliane: Tu l'as lu? Franchement, je suis assez d'accord avec toi! Bisous!

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  4. Wow, vu ta note, on n'a l'impression que la fin a quand même bien fait le niveau du livre! Dommage mais c'est vrai que c'est notre dernière impression et que c'est important :)
    PS: je préfère tes chroniques sans soulignage!

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    1. @ La tête dans les livres: Oui, la fin a bien fait baisser ma vision globale de ma lecture et c'est dommage! J'ai pensé à toi quand j'ai rédigé ma chronique. Et à mon avis, tu n'étais pas la seule! A très vite Christel!

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  5. Ca n'a pas l'air d'être la lecture du siècle, mais je suis bien tentée quand même :) !

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  6. J'aime beaucoup le steampunk, ça pourrait me plaire ! ^.^

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  7. Je suis curieuse de le découvrir malgré le bémol de la fin!

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  8. La fin tro rapide risque d'être frustrante, mais tu vends tellement bien le début, que je suis bien tentée quand même !

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